Extrait du livre Le Mur
Le désert...
Le vent du désert...
Nahum, un jeune berger, s’est perdu. Au milieu de la tempête de sable, il essaie de rassembler son troupeau. Mais son agneau, son seul agneau, manque à l’appel. Il a disparu. Épuisé, Nahum s’abrite derrière quelques rochers et s’endort.
Au matin, le vent s’est calmé. Le jeune berger se réveille. La tempête lui revient en mémoire. Il n’a pas une minute à perdre, il lui faut retrouver son agneau. Au loin, se dessine une grande bande blanche qui barre l’horizon. – Le mur, se dit-il. Mes pas dans la tempête m’ont entraîné jusqu’aux limites du pays. Le vent a dû emporter mon agneau au pied de cette muraille géante. Sans plus attendre, Nahum se dirige vers l’immense mur blanc avec le reste de son troupeau.
Après avoir fouillé chaque buisson, regardé derrière chaque rocher, appelé sans relâche, Nahum arrive au pied de l’édifice. En vain. – Mur, rends-moi mon agneau, implore-t-il. Mais le mur ne renvoie que l’écho de sa voix. Un homme passe au loin avec son âne. L’enfant se précipite vers lui pour lui conter sa mésaventure. – Hélas, dit l’homme, je n’ai pas vu ton agneau. Le vent l’a peut-être emporté par delà le mur. La tempête d’hier était si forte et un agneau est si léger. – Mais alors si tu dis vrai, comment puis-je le rejoindre ? demande Nahum.























