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Marion et Charles : I love New York

Marion et Charles : I love New York

9-12 ans - 7 pages, 1843 mots | 15 minutes de lecture
© Fanny Joly Numérik, 1999, pour la 1ère édition - tous droits réservés

Marion et Charles : I love New York

9-12 ans - 15 minutes

Marion et Charles : I love New York

Grande nouvelle, Marion part avec toute sa classe pour un voyage à New-York. Mais quand on s'appelle Marion Girardon, voyager n'est pas de tout repos ! Que ce soit à New York, Paris, au ski ou au vide grenier du coin, Marion ne rate jamais une occasion de nous faire rire !

"Marion et Charles : I love New York" vous est proposé à la lecture version illustrée, ou à écouter en version audio racontée par des conteurs et conteuses. En bonus, grâce à notre module de lecture, nous vous proposons pour cette histoire comme pour l’ensemble des contes et histoires une aide à la lecture ainsi que des outils pour une version adaptée aux enfants dyslexiques.
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Extrait du livre Marion et Charles : I love New York

Marion aime New York 12 nouvelles de Fanny Joly Illustré par Catel Edition : Fanny Joly Numerik


Histoire numéro 1 : I love New York - WE WON ! a crié Mme Hardy en entrant dans la classe le matin du 15 novembre. C’est comme ça que ça a commencé. On aurait dit une rock star. Elle agitait un dossier au bout de ses bras dressés en l’air. C’était il y a un mois. Ça me semble loin déjà... Je me souviens, j’ai demandé à Stéphanie Pioche (ma voisine première de la classe, incollable sur les irregular verbs) le sens de we won. Elle a penché vers moi son nez pointu : – Ça veut dire que notre classe a gagné le concours
I LOVE NEW YORK, organisé par le Conseil régional des Hauts-de-Seine et le ministère de l’Éducation nationale... Incredible! Ce concours, j’avais à peine réalisé qu’on y avait participé. Nulle comme je suis dans la langue de Shakespeare, comment aurais-je pu imaginer un seul instant que... – Tu veux dire que le 1er prix, les 4 jours/3 nuits à New York, c’est pour nous? On va partir là-bas, toute la classe? – Sans moi, a soupiré Pioche, mes parents sont opposés aux voyages en avion car c’est anti-écologique... Pauvre Stéphanie, j’ai presque eu pitié d’elle : clouée au sol le jour où on décolle alors que c’est à elle qu’on doit l’aubaine : son essay sur l’histoire des États-Unis ayant fait the difference face aux classes concurrentes, comme Hardy n’a pas manqué de nous le dire... Bref. Sorry pour Pioche. Cheers* pour les autres, soit 22 frenchies de 4e B surexcités, moi en tête. Dès l’annonce du scoop, le compte à rebours s’est enclenché et notre vie accélérée... Au cours d’après, je me suis surprise à voir des gratte-ciel à la place des châtaigniers de la cour. Les jours suivants, Julie s’est mise à prendre des poses de star, Mouillaud n’a plus arboré que des tee-shirts d’équipes de base-ball, tandis que Juanito cultivait un look “chicano bandanas” et santiags brodées... Les récrés résonnaient d’histoires de visas, de valises, de forfaits téléphone world. Camille, pour qui ce séjour à New York serait le cinquième (ma meilleure amie passe ses vacances à sillonner le village planétaire) nous détaillait les must de Big Apple, cartes et plans à l’appui. À la maison, tout le monde a applaudi... sauf Charles. Pour une fois que moi LA NAINE, j’allais avoir l’avantage sur lui THE GIANT, ça passait mal... La preuve ? ◆ Le 8 décembre, quand j’ai eu droit de la part de Maman à une valise neuve, à roulettes et poignée télescopique, mon frère a fait glurps et aussitôt réclamé un nouveau VTT, qu’il s’est aussitôt