Extrait du livre Sauve-qui-peut l'été
Sauve-qui-peut l'été de Rhéa Dufresne et Philippe Béha aux éditions Les 400 coups
Sauve-qui-peut l'été
Ce matin, MOUETTE fait les cent pas le long de la plage. — Il faut faire vite, répète-t-elle sans cesse. Demain, ce sera trop tard.
— Crabe est là-bas. Pas une minute à perdre, je vais le prévenir. Les plumes ébouriffées, MOUETTE trottine à toute vitesse en direction de la dune où le crustacé se fait sécher. — Hé ! Crabe !
Le petit crustacé se retourne, apeuré : – Oh, non ! MOUETTE veut déjeuner ! Il est si énervé que, en voulant se sauver, il s’empêtre dans les algues mouillées. Il ne faut que quelques battements d’ailes à l’oiseau pour le rattraper.
– Crabe ! Tu dois te cacher. – Hein ? Mais pourquoi ? – Tu n’as pas remarqué, les journées ont allongé ? – Ça alors ! Je croyais que tu voulais me croquer. – Te manger, moi ? Quelle drôle d’idée !
MOUETTE poursuit son chemin et aperçoit Bernard-l’hermite hors de sa coquille. En voyant l’oiseau arriver, il court dans tous les sens, à la recherche de sa maison. – Ça y est, je vais servir de déjeuner, pense la petite bête.




























