Extrait du livre Ardi chasseur d'éléphants
Ardi chasseur d'éléphants de Perrine Joe et Aude Brisson aux éditions Le Diplodocus
Ardi chasseur d'éléphants
– Debout Léopard, c’est l’heure ! Ardi tire la queue du chat. Il enfile ses bottes et prend le chemin du village. Où va-t-il ? Pas à l’école ; il ne peut pas ; il n’a pas le temps ! Tous les jours, même le dimanche, Ardi chasse les éléphants.
Dans la rue, Ardi bougonne : – Si je vois une de ces bêtes, je la tourke, je la pouix, puis je la boutatotoque. Tourke ? Pouix ? Boutatotoque ? Qui sait ce que ça veut dire ? Mais, à voir la tête d’Ardi, ce n’est pas faire un câlin...
– La chasse est bonne ? demande Violette. Ardi grommelle : – Suis sur une piste. – Vraiment ? s’étonne Violette. Pourtant, dans notre village, il n’y a pas d’éléphants... – C’est grâce à moi ! répond Ardi. Car si j’en trouve un, je le tourke, je le pouix et je le bou... – tatotoque, complète Violette. Ardi ronchonne. Il n’aime guère qu’on le complète.
Cependant Violette ment : ce village est plein d’éléphants. Un jour, l’un d’eux s’était perdu en face de la pâtisserie. Monsieur Choukroute, le pâtissier, lui a proposé un gâteau, puis une tarte, deux tartes, trois tartes… et enfin des croissants tout chauds. Miam ! L’éléphant n’est jamais reparti. Plus tard, son troupeau l’a rejoint.
Or, dans un village, un troupeau, ça se remarque évidemment. Surtout un troupeau d’éléphants... Au début, les habitants n’osaient pas les approcher : – D’où viennent ces bêtes ? – Comme elles sont grosses ! – Pourquoi leur trompe remue ainsi ? Puis une main s’est tendue vers une patte, une trompe a tâté une tête. Quelques chatouilles, deux trois papouilles, et les bêtes étaient adoptées.






























