Extrait du livre Maisons de papier
Maisons de papier De Marie Zimmer et Arthur Junier Editions du Pourquoi pas
Maisons de papier
Sur les pages de son cahier, Nino aime dessiner des maisons. Un toit. Quatre murs. Rien d'autre. Des maisons ouvertes à tous vents, ouvertes à tous gens, avec plein de soleil dedans.
Pourquoi elles n'ont pas de portes tes maisons? lui demande-t-on souvent. Pour qu'on puisse y entrer librement, répond Nino. Les portes, c'est comme des barrières entre les gens. Entre ceux du dehors et ceux du dedans. Nino dessine des maisons avec des parcs immenses, pour le bonheur de s'y perdre en s'y promenant. Il en dessine des minuscules aussi, avec juste la place pour une balançoire dans le jardin, une niche, un chien et un arbre qui laisse tomber ses pommes de pin. Tout autour, Nino plante des fleurs d'amour Jaunes, rouges et vertes.
Au bout du crayon de Nino, naissent d'étranges personnages, traînant derrière eux un maigre bagage. Ils ont l'air de ne pas très bien savoir où aller. Le vent les pousse en avant. Nino leur offre ses maisons, quatre murs, un toit, et le soleil qui entre dedans.





























