Extrait du livre Une belle plante !
Une belle plante ! de Marguerite Tiberti et Capucine Mazille aux éditions du Ricochet
Une belle plante !
Pop ! Le haricot sort de sa gousse et frappe le sol. Plong ! La pêche bien mûre s’écrase en tombant. Puis, la graine s’enfonce dans la terre. Toute sèche, elle traverse une période de dormance qui la protège du froid et du gel.
Les voici, les voilà ! Après l’hiver, une bonne pluie et quelques rayons de soleil : des petites pousses percent le sol. À la pointe de la graine du haricot, un germe s’est allongé. Puis, il s’est enfoncé dans la terre. Il devient la racine de la plante. Une tigelle émerge du sol, la graine s’ouvre… … et les deux premières feuilles de la plantule s’épanouissent !
Hop la li, hop la la ! Droites comme un I, rampant au sol, grimpant aux arbres, les tiges grandissent et se garnissent. En forme de plumes, de palmes ou de lancettes, les feuilles y poussent une par une, face à face ou en bouquet.
Picoti, picota ! Par ici ou par là ! Tout commence avec une graine. Celle du maïs, qu’adorent les poules. Celle du pissenlit, sur laquelle tu peux souffler. Celle de l’érable et sa petite hélice. Celle du pin dont tu manges les pignons. Le haricot, qui va dans la soupe. Le noyau de la pêche, de la cerise ou de l’abricot. La châtaigne ou le marron. Et le petit pois, le riz, les lentilles…
Capuchon, chaperon ! Les graines ont besoin de protection. Coquille de noix ou de noisette, gousse du haricot, chair de la pêche, de l’orange, du raisin, de la pomme, de la tomate, de l’olive : les fruits sont le cocon de la graine.





























