>   Sur la touche
Sur la touche

Sur la touche

9-12 ans - 7 pages, 640 mots | 7 minutes de lecture
© Éditions du Pourquoi pas, pour la 1ère édition - tous droits réservés

Sur la touche

Sur la touche

Léon, Martin, Vivien, Solène et Hector sont dans la même équipe de basket. Il n’y a qu’Hector qui sait jouer... enfin ça, c’est lui qui le dit.

"Sur la touche" vous est proposé à la lecture version illustrée, ou à écouter en version audio racontée par des conteurs et conteuses. En bonus, grâce à notre module de lecture, nous vous proposons pour cette histoire comme pour l’ensemble des contes et histoires une aide à la lecture ainsi que des outils pour une version adaptée aux enfants dyslexiques.
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Raconté par Jade

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Extrait du livre Sur la touche

Sur la touche d'Anne Maussion et Esther Puyfouljoux aux éditions du Pourquoi pas


Léon, il est un peu brouillon.
Enfin, c’est ce que raconte sa maman. Elle dit toujours qu’il est maladroit comme personne et que tout ce qui se retrouve dans ses mains finit cassé en mille morceaux. C’est peut-être vrai pour les pots de confiture ou la porcelaine de Mamie, mais certainement pas pour le ballon de basket. Au basket, il est super fort Léon. Mais sa maman a tellement peur qu’il lâche la balle qu’elle répète sans cesse à l’entraîneur: «Attention avec Léon! Il est si maladroit!» Résultat; Léon passe tout son temps sur le banc, avec l’envie de prouver son talent, mais trop timide pour dire quoi que ce soit.
Martin, il est gaucher. Ce n’est pas vraiment un problème à l’école, mais il paraît que ça en serait un au basket, alors on ne lui passe jamais la balle. Les autres lui reprochent souvent en rigolant: «tu ne nous la lances jamais du bon côté !». C’est n’importe quoi, mais vu que Martin croit dur comme fer à la théorie des copains, il court sur le terrain sans jamais toucher le ballon et se dit qu’il ne sert à rien. Et puis il y a Solène. Ils l’aiment bien les garçons, Solène, c’est une chouette fille, mais pas sur leur terrain de basket! «Une fille court moins vite, elle saute moins haut, et puis elle a toujours peur de se faire mal.» Voilà ce qu’ils pensent tout haut. Elle essaie de s’expliquer, de crier et finit par partir vexée. C’est dommage, parce que s’ils la laissaient plus jouer, ils auraient remarqué que Solène, c’est la championne pour les paniers à trois points. Mais en général, ils évitent de lui passer le ballon, et Solène a surtout l’impression de servir de décoration.