Extrait du livre Archibald et ses Chatons
Archibald et ses Chatons, De Gaëlle Duhazé, Aux éditions HongFei
Archibald et ses chatons
À l’école des chiens, Archibald McToutou termina premier de sa classe en gardiennage, aboiements et grognements dissuasifs. Il en était très fier car avant lui, son père et son grand-père s’étaient déjà distingués grâce à leur voix, capable d’effrayer n’importe qui, même les plus téméraires.
Une fois son diplôme obtenu, Archibald fut chargé de la surveillance d’une grande usine désaffectée. Il devait empêcher les intrus d’y pénétrer, et prenait son rôle très, très au sérieux, en affichant en permanence son air le plus patibulaire. Il faisait chaque jour des rondes le long du grillage, et n’hésitait pas à aboyer très, très fort, pour faire fuir tous ceux qui s’approchaient.
Un matin, Archibald remarqua quelque chose de suspect. Une vieille boîte avait été déposée à côté de l’entrée de l’usine. Prêt à faire face à toutes les menaces, il s’avança en grondant et fit basculer le carton d’un bon coup de patte. Et là, le carton... couina.
Quatre chatons étaient blottis au fond de la boîte. Le premier fit : MIIIIIIIIIII ! Le deuxième fit : Maouuuuu ! Le troisième fit : Shhhhh !!!!!! Le quatrième ne dit rien C’était la première fois qu’Archibald voyait des chatons d’aussi près. On lui en avait bien montré en photo à l’école des chiens, mais les voir en vrai, c’était autre chose... Archibald se dit qu’il devait les chasser de l’usine. Après tout, ils n’avaient rien à faire là. Mais ils étaient si petits et si fragiles que le gros chien en oublia d’aboyer et de montrer les dents.





























