Extrait du livre La sorcière verte fait des bêtises
La sorcière verte fait des bêtises d'Anne Mahler et Viviane Lelong-Verdier aux éditions Petite Fripouille
La sorcière verte fait des bêtises
Bien installée dans sa maison, la sorcière verte tourne en rond. Elle s’ennuie, ne sait que faire. Dehors, il fait froid, c’est l’hiver. « Nom d’un petit bonnet fourré, que puis-je faire pour m’occuper ? »
Elle décide, pour commencer, de s’essayer à faire bouger les fauteuils et le canapé. Ces meubles-là ont bien des pieds, ils devraient donc pouvoir danser. « Par les chevreaux du Père Davou, dansez, bougez, amusez-vous ! » Aussitôt c’est le grand bazar, bruits de claquettes et tintamarre car TOUS les meubles, comme des fous, commencent à sauter partout.
Le vaisselier tape des pieds, la table fait le tourniquet en entraînant les tabourets, et le buffet, malgré son poids, saute sur place comme un fada. En peu de temps, tout est par terre... les bols, les assiettes, les verres… La sorcière verte est effondrée car elle a beau crier : « Assez ! », rien ne s’arrête de bouger. « Nom d’une taupe à pattes molles, tout ce bruit va me rendre folle ! »
C’est comme un tremblement de terre dans la maison de la sorcière. Tout bouge, tout vibre, le sol, les murs, on commence à voir des fissures. Le toit pourrait bien s’écrouler, la sorcière verte est en danger ! « Nom d’une tapette à souris, je vais finir comme un tapis ! » Tout à coup, le plafond se fend, le plâtre tombe et se répand. « Nom d’une fouine à têt’ de pioche, je vais tout prendre sur la caboche ! »



























