Extrait du livre Zack Cosmos et les patrouilleurs de l’espace
Les aventures de Zack Cosmos - La planète des robots de Thomas Loval et Geoffrey Claustriaux aux éditions MAGE
Zack Cosmos et les patrouilleurs de l'espace La planète des robots
Chapitre 1 La Patrouille galactique — À toutes les navettes de la patrouille lactique, ici le capitaine de brigade Zack Cosmos. Nous arriverons à destination dans quinze minutes, continuez à ouvrir l’œil. N’oubliez pas notre mission : escorter le Phénicia jusqu’à l’anneau spatial et veiller sur sa cargaison. Restez enformation. Soyez vigilant, nous ne sommes jamais à l’abri d’une mauvaise surprise. Terminé. Zack appuya sur le bouton b leu de sa conso le de commandes afin d’éteindre son spacecom , puis vérifia pour la dixième fois que le système d’armement de la navette de combat
était correctement activé. Enfin , il reporta son attention sur l’énorme vaisseau-cargo qui se mouvait lentement près de lui. Il était si grand qu’il cachait le soleil tout proche et longeait le cockpit de Zack dans l’ombre. Le nom du vaisseau, le Phénicia, s’inscrivait en lettres blanches sur le côté de sa coque métallique. Les cales du bâtiment étaient remplies à ras bord d’oriépice, un minerai très rare. Autour gravitaient les navettes des autres membres de la patrouille galactique, comme des abeilles autour d’une ruche. Zack Cosmos était un policier de l’espace. Sa mission : maintenir l’ordre dans la galaxie. Avec ses collègues venus de différentes planètes, il formait la patrouille galactique, une brigade dont le nom faisait trembler les gangsters aux quatre coins de l’univers. Ils étaient des héros, tout le monde le savait , et ils étaient fiers de pouvoir venir en aide à ceux qui en avaient besoin. On faisait appel à eux pour toutes sortes de missions. Le plus souvent, il s’agissait de protéger une personnalité ou un vaisseau, comme aujourd’hui. Depuis trois heures que le convoi avait décollé de Titan , la plus grande lune de Saturne, Zack n’avait absolument rien eu à faire mis à part admirer les réacteurs du Phénicia. La fatigue commençait à engourdir son cerveau. Alors, pour rester concentré, il focalisa son attention sur la silhouette ronde et grise de l’anneau spatial qui se détachait au loin , sur le fond noir de l’espace. Les anneaux spatiaux servaient principalement aux voyages interplanétaires. Il en existait des centaines, disséminés un peu partout dans la galaxie, et il suffisait d’en franchir un pour se retrouver propulsé dans le réseau du subespace. C’était le moyen de transport le plus rapide pour aller d’un point à un autre. Au lieu de prendre des années, un voyage ne durait plus que quelques jours, voire quelques heures. Bip. Bip. Bip.
8 Il fallut quelques instants à Zack pour se rendre compte que son spacecom bipait. Il appuya sur le bouton bleu. Le visage de son ami Chadow, recouvert d’écailles noires, apparut sur l’écran de communication. — Tu as un problème, Chad ? — Non , capitaine, aucun problème. Depuis notre dernière altercation avec les voleurs de la Ceinture d’Orion , nous n’avons fait que des missions de baby-sitting. J’ai comme l’impression que Get a a des réticences à nous renvoyer sur le terrain , et j’en ai marre de jouer les gardes du corps. J’ai besoin que ça bouge ! Zack sourit avant de répondre : — Je te comprends, Ch ad. C’est pareil pour moi. Mais, dans certains cas, il vaut mieux qu’il ne se passe rien, tu peux me croire ! — Mouais. En tout cas, escorter le Phénicia, c’est pire que prendre un somnifère, rétorqua Chad en bâillant. Promets-moi de nous dégoter de l’action rapidement. Zack s’esclaffa en secouant la tête. Son ami avait bien raison. — Tu sais bien qu’on ne joue pas aux touristes très longtemps sous les ordres de Geta ! le rassura Zack. — Je l’espère, qu’on puisse se défouler un peu ! Chadow coupa la communication. Dans le même temps, Zack leva les yeux vers la navette de son ami, qui volait au-dessus de lui. Celui-ci appartenait à un peuple extraterrestre, les Dryads. Pendant des années, les Dryads, les Terriens et une troisième race, les Antradiens, s’étaient livré une guerre sans merci. Le conf lit avait fait des milliards de morts à travers la galaxie, ravagé des systèmes solaires entiers. Cependant , la hache de guerre avait été enterrée bien avant la naissance de Zack. Aujourd’hui, ces trois peuples se côtoyaient pacifiquement au sein de l’Alliance Galactique, en compagnie de beaucoup d’autres. Bip. Bip. Bip.
Zack ralluma une nouvelle fois son spacecom. Le visage d’une jeune femme aux cheveux mauves apparut à l’écran. — Luciole ? Que se passe-t-il ? — Capitaine, regardez ! s’écria-t-elle, paniquée. Nous avons de la compagnie ! Zack tourna la tête et aperçut alors ce qu’il redoutait : une soixantaine de vaisseaux venaient d’apparaître comme par magie de chaque côté de l’anneau spatial. — Ils étaient cachés dans l’ombre de l’anneau ! ajouta Luciole. Ils nous attendaient ! — Oh non , souffla Zack , avant d’appuyer sur le bouton du spacecom qui permettait de communiquer avec tous les pilotes de la flotte. Tout le monde s’arrête ! Vaisseau-cargo Phénicia, stoppez vos moteurs ! La tension monta d’un cran dans les cockpits. Tous les pi lotes de la patrouille galactique serrèrent les dents. Un silence menaçant s’abattit sur le convoi. Zack Cosmos ouvrit un canal de communication à destination des nouveaux venus.
— Vaisseaux inconnus, ici le capitaine Zack Cosmos de la patrouille galactique. Veuillez vous identifier. Aucune réponse. — Je répète, veuillez vous identifier ! Ne nous obligez pas à forcer le passage et ouvrir le feu ! Après un court moment, la lumière du spacecom clignota. Zack retint son souffle, espérant que les nouveaux arrivants reviendraient à la raison. — Capitaine Cosmos, ici Jee’kar, leader des pirates de la Ceinture d’Orion, crépita une voix rauque. Nous ne vous voulons aucun mal. Livrez-nous le vaisseau-cargo et je vous promets que personne ne sera blessé. Seul l’oriépice nous intéresse. Donnez-le-nous et tout le monde pourra rentrer chez lui. Personne n’est obligé de mourir aujourd’hui. — Monsieur Jee’kar, si vous connaissez la patrouille galactique, vous savez que nous ne pouvons pas accepter votre proposition, répondit Zack d’une voix décidée. L’équipage de ce cargo, ainsi que son chargement, est sous notre protection. Je vous conseille de rebrousser chemin si vous ne voulez pas finir vos jours en prison. — Très bien, capitaine Cosmos. Vous n’êtes pas sans savoir que les pirates de la Ceinture d’Orion ne reculent devant personne. Vous l’aurez voulu, résonna la voix rocailleuse de Jee’kar.
Chapitre 2 L’attaque Les vaisseaux pirates passèrent à l’attaque. Des rayons laser surgirent de tous les côtés ; des torpilles à photons s’écrasèrent sur le vaisseau-cargo en détruisant au passage deux navettes de la patrouille galactique, qui explosèrent dans d’immenses gerbes de flammes. La plupart des vaisseaux pirates se dispersèrent pour prendre d’assaut le Phénicia. — À tous les patrouilleurs, en formation d’attaque ! Feu à volonté ! cria Zack dans son spacecom. Je répète : feu à volonté ! Les navettes virèrent de bord toutes en même temps, mais les tirs des vaisseaux pirates
provoquèrent le chaos dans la formation des patrouilleurs. Les carlingues s’entrechoquèrent, se frottèrent les unes contre les autres en produisant de grandes étincelles. Pendant ce temps, le bombardement du Phénicia continuait ; sa coque commençait à présenter des trous béants. — Chadow, Luciole, suivez-moi ! Nous nous chargeons des pirates stationnés près de l’anneau, appela Zack. Lieutenant Damians, Aminata, Pavel et tous les autres, protégez le cargo ! Nous allons vous dégager le passage ! Zack, Chadow et Luciole se regroupèrent en formation triangulaire. Piou ! Piou ! Piou ! BOUM ! BOUM ! À eux trois, ils détruisirent une grande partie des chasseurs ennemis qui gardaient l’anneau spatial. Pendant ce temps, les autres pilotes de la patrouille galactique faisaient de leur mieux pour repousser les vaisseaux qui attaquaient le Phénicia. Mais ces derniers étaient trop nombreux. — Capitaine Cosmos ! appela le lieutenant Damians. Nous n’allons pas tenir longtemps ! — Faites de votre mieux ! répondit Zack. Nous arrivons en renfort ! — Pas moi, indiqua Chadow. J’en ai un qui me colle aux fesses ! — C’est bon, je m’en occupe, le rassura Luciole. L’instant d’après, elle détruisait le vaisseau qui avait pris son ami pour cible. — Merci, fit Chadow en soufflant fort. Autour du Phénicia, la bataille faisait rage. De loin, Zack trouvait qu’elle ressemblait à un feu d’artifice. Un feu d’artifice mortel. Ses amis tombaient comme des mouches. — Capitaine Cosmos, nous devrions appeler des renforts ! suggéra le lieutenant Damians. Certaines de leurs navettes sont équipées d’une nouvelle technologie de défense ! Nos armes ont beaucoup de mal à la traverser ! Ils sont plus forts que nous ! Nous allons… Le bruit d’une explosion l’empêcha de terminer sa phrase.
— Lieutenant ! Lieutenant, répondez ! Zack se tordit le cou pour regarder en direction de la navette de Damians, mais n’aperçut qu’un tas de débris enflammés, au milieu duquel se tenait l’un des vaisseaux pirates. — Oh non, Damians… Damians était l’un des membres les plus aguerris de la patrouille. Zack et lui avaient partagé les pires comme les meilleurs moments de ces dernières années. Son estomac se tordit et il ravala les sanglots qui lui nouaient douloureusement la gorge. — Capitaine ! Que faisons-nous ? appela Luciole dans le spacecom. Zack reprit ses esprits. Le reste de l’équipe comptait sur lui. Il prit alors la seule décision logique qui s’offrait à lui dans cette situation et contacta le Phénicia. — Commandant ! Rallumez vos moteurs et foncez vers l’anneau spatial ! C’est votre seule chance de vous en sortir ! Nous allons protéger votre fuite. — Ici le commandant du Phénicia. Bien reçu. Et capitaine… — Oui ? — Merci pour tout. — À votre service, lâcha Zack en faisant de nouveau face à un pirate. Les réacteurs du Phénicia rugirent en crachant un geyser de flammes. L’énorme vaisseau- cargo se remit en mouvement, tandis que le combat redoublait d’intensité entre les pirates et les patrouilleurs galactiques. En moins de




















