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Jean-Pierre la brebis

Jean-Pierre la brebis

6-8 ans - 15 pages, 395 mots | 7 minutes de lecture
© Beurre salé, 2011, pour la 1ère édition - tous droits réservés

Jean-Pierre la brebis

Jean-Pierre la brebis

Jean-Pierre la brebis ne donne pas de lait. C'est ennuyeux. Jean-Pierre se sent comme une brebis ratée. Mais il sait aussi que le berger l'aime bien : ils partagent des histoires, sont ensemble durant la préparation du fromage et s'endorment côte à côte. Et une nuit, le loup menace le troupeau. Ni une, ni deux, Jean-Pierre part au péril de sa vie.

"Jean-Pierre la brebis" vous est proposé à la lecture version illustrée, ou à écouter en version audio racontée par des conteurs et conteuses. En bonus, grâce à notre module de lecture, nous vous proposons pour cette histoire comme pour l’ensemble des contes et histoires une aide à la lecture ainsi que des outils pour une version adaptée aux enfants dyslexiques.
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Raconté par Sophie

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Extrait du livre Jean-Pierre la brebis

Jean-Pierre la brebis était bien dépitée et se disait : “ C’est ennuyeux, je ne donne pas de lait. ”


Toutes ses copines en avaient les pis remplis : Blanca, Chabadabada, Spinoza, Georgette.
Jean-Pierre s’interrogeait. “ Et pourquoi, moi, je n’y arrive pas ? ” “ Voyons, Jean-Pierre, grognait le berger, arrête donc de traîner cet air malheureux ! ”
“ Je ne sers à rien …” soupirait Jean-Pierre. “ Je suis une brebis ratée. ”
Pourtant Jean-Pierre sentait que le berger l’aimait bien. Il lui permettait de dormir à ses côtés les nuits d’orage et lui racontait même des histoires. C’était des histoires terrifiantes, peuplées de chèvres folles et de monstres noirs, pas vraiment des histoires pour petite brebis inquiète. Mais Jean-Pierre écoutait gentiment pour ne pas le vexer.
Un matin, le berger avait gardé Jean-Pierre près de lui alors qu’il préparait le fromage de brebis. C’était un souvenir aussi délicieux que cruel. Qu’il était difficile de contempler le bonheur du vieil homme lorsqu’il touillait le lait pour le faire cailler ! Mais que ça sentait bon ! Jean-Pierre en avait eu des tourbillons dans le ventre. Moment de folie ? Le berger lui en avait donné à goûter. Jean-Pierre s’en était délecté. “ Quelle honte ! Trouver le caillé plus savoureux que l’herbe …”