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Mystères dans les Highlands (Tome 1) - Premiers frissons en Écosse

Mystères dans les Highlands (Tome 1) - Premiers frissons en Écosse

9-12 ans - 48 pages, 8564 mots | 1 heure 03 minutes de lecture
© ABC Melody, 2015, pour la 1ère édition - tous droits réservés

Mystères dans les Highlands (Tome 1) - Premiers frissons en Écosse

9-12 ans - 1 heure 03 minutes

Mystères dans les Highlands (Tome 1) - Premiers frissons en Écosse

C’est le grand départ pour la classe de CM1 de Monsieur Moury !

Direction l’Écosse et ses brumeux paysages, son atmosphère chargée de mystères et ses drôles de coutumes !

Entre la visite d’un château hanté, la découverte d’une gastronomie quelque peu surprenante et la cavale d’une inquiétante bande de voleurs de bijoux, Amytis, Romain, Hugo et leurs copains ne devraient pas oublier leur voyage de sitôt…

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Extrait du livre Mystères dans les Highlands (Tome 1) - Premiers frissons en Écosse

Mystères dans les Highlands : Premiers frissons en Écosse d'Alain Surget et Louis Alloing aux éditions ABC Melody


Mystères dans les highlands : Premiers frissons en Écosse
Chapitre 1 Le voyage de fin d’année Une classe de CM1, dans une école. Tous les élèves regardent la longue règle brandie devant eux, comme si c’était elle qui allait parler. La règle décrit une courbe dans l’air puis elle vient frapper un endroit sur la carte projetée sur l’écran.
– Et c’est... ? interroge le maître. – La tête d’une sorcière ! claironne un petit blond. La classe éclate de rire. – Hugo n’a pas tout à fait tort, sourit l’enseignant. C’est vrai que la Grande-Bretagne a la forme d’une sorcière assise sur un cochon. Mais cette région au nord, c’est... ? – L’Irlande ! – L’Australie ! – Dunkerque ! Les réponses fusent, aussi farfelues les unes que les autres, provoquant à chaque fois un haussement d’épaules de la part du maître, Alex Moury. La règle virevolte à droite, à gauche, désignant un garçon ou une fi lle qui baissent la tête pour éviter la question. Une fi llette garde la main levée. Comme elle fatigue, elle soutient son bras avec son autre main, le coude posé sur sa table. La règle s’arrête enfi n sur elle. – La Nouvelle-Angleterre ! annonce-t-elle fièrement, sûre de son fait. – Vous me désolez, tous, soupire le maître, soudain très las. – M’sieur ! M’sieur ! M’sieur ! C’est le pays du monstre ! lance un garçon au visage rond et rieur. Mon père est déjà allé là-bas. – Bien, Romain, mais de quel monstre s’agit-il ? L’enfant fait semblant de réfl échir, puis il capitule. – Ah, je ne m’en souviens plus. Du regard, le maître cueille l’expression amusée d’une élève aux cheveux noirs noués en chignon. – Tu le sais, toi, Amytis. Pourquoi ne lèves-tu jamais ton doigt ? – C’est Nessie, déclare-t-elle. Et la région, c’est l’Écosse. – Ouais, j’allais le dire ! s’exclament plusieurs élèves en se frappant le front.
– Elle sait toujours tout, l’Iranienne, grommelle un garçon au fond de la salle. – Je suis Française, sac à foin ! lui renvoie-t-elle aussitôt. Monsieur Moury fronce les sourcils et gronde : – Jasper ! Amytis ! Les deux élèves se taisent et se renfrognent. L’enseignant tapote sur son bureau avec la règle pour rappeler l’attention sur lui. – L’Écosse ! répète-t-il. Je vous avais parlé d’un voyage que nous ferions en fi n d’année. Eh bien, c’est en Écosse que nous irons ! Un instant de silence, de surprise totale. Puis... – Hein ? C’est loin ! Faut traverser la mer ! Quelle langue ils parlent là-bas ? crépite la classe. Le maître ramène le calme. – Puisque nous partirons pendant une dou- zaine de jours, nous aurons le temps de traverser l’Angleterre, avec une halte à Nottingham. Ce nom vous fait penser à... ? – Robin des Bois ! s’écrie une brunette prénommée Cerise. L’homme approuve d’un hochement de tête.
– Le lendemain, nous ferons route vers Édimbourg, continue-t-il en désignant le lieu sur la carte. Une fois là-bas, nous serons arrivés en Écosse. Nous visiterons le château de Glamis, et nous nous rendrons ensuite à Inverness, tout au nord du Loch Ness, le lac de notre fameux monstre. – On pourra prendre Nessie en photo ? – Bien sûr, Thomas. Tu l’exposeras avec les photographies que tu auras prises des fantômes de Glamis, se moque gentiment le maître. – Des fantômes ! Un monstre ! Vous voulez vous débarrasser de nous, monsieur, fait observer une petite rouquine. L’enseignant ignore la remarque. – Nous longerons le lac sur toute sa rive ouest, après quoi nous reprendrons la route du sud vers Glasgow pour retraverser l’Angleterre en sens inverse. Nous nous arrêterons deux jours à Londres pour visiter quelques monuments, puis nous reviendrons en France. – On va être souvent en car, relève Amytis. J’espère que personne ne sera malade. – Si les fantômes et le monstre se cachent, qu’est-ce qu’on verra ? demande Jasper. – Vous découvrirez des choses étonnantes, affirme le maître. Vous retirerez de ce voyage des souvenirs qui ne s’eff aceront jamais. Quant à ceux qui s’inquiètent déjà du mal de mer, d’une tempête suivie d’un naufrage ou d’une éventuelle attaque de pirates... Les enfants sourient. – ... qu’ils se rassurent ! Nous emprunterons le tunnel qui passe sous la Manche. Vous n’aurez même pas à descendre du car. – C’est dangereux ? On verra des requins ? demande Hugo. Romain lève le doigt. – M’sieur ! M’sieur ! Le tunnel passe sous la terre. Sous le fond ! précise-t-il à l’adresse de son camarade. L’eau ne peut pas nous couler sur la tête.
– C’est exact, confirme le maître. Je vous montrerai une coupe du tunnel demain. À présent, je vais vous distribuer des feuilles à remettre à vos parents, et à me rapporter au plus tard lundi. Sans faute ! appuie-t-il en regardant les étourdis de la classe. Sinon, pas de voyage ! Pendant qu’il distribue ses feuilles, des commentaires glissent d’une table à l’autre. Le maître laisse les élèves s’échanger des bribes d’histoires, vraies ou fausses, qu’ils ont pu entendre sur l’Écosse ou qu’ils se plaisent à imaginer. Quand retentit la sonnerie marquant la fin de la journée, les écoliers rangent leurs affaires dans les sacs. Le maître tente de les faire sortir en rang, mais les enfants sont excités comme des puces. Une fois dans la cour, certains reviennent tourbillonner autour de lui. – C’est vrai qu’ils ne boivent que du whisky, les Écossais ? – C’est vrai que les hommes portent tous des jupes à carreaux appelées kilts ? – C’est vrai qu’ils mangent des brebis à la panse farcie ?
– De la panse de brebis farcie, corrige Amytis qui a entendu et se retourne vers eux. Mais ça, c’est pour effrayer les touristes. Alex Moury dirige les retardataires vers les parents qui attendent de l’autre côté de la grille, puis son regard s’attarde sur Hugo, Romain et Amytis. Toujours ensemble, ces trois-là ! Des copains liés comme les doigts de la main Chapitre 2 Le grand départ Des jours ont passé. Les feuilles sont toutes revenues à l’école, remplies et signées, chaque famille ayant à cœur de permettre à son enfant de participer à ce grand voyage. Des heures durant, le maître a parlé de l’Écosse à sa classe. Oh, il n’a pas tout révélé à ses élèves, car il veut leur laisser la surprise de découvrir