>   Mystères à Londres (Tome 2) - Les pirates du Golden Hinde
Mystères à Londres (Tome 2) - Les pirates du Golden Hinde

Mystères à Londres (Tome 2) - Les pirates du Golden Hinde

9-12 ans - 47 pages, 8573 mots | 1 heure 03 minutes de lecture
© ABC Melody, 2017, pour la 1ère édition - tous droits réservés

Mystères à Londres (Tome 2) - Les pirates du Golden Hinde

9-12 ans - 1 heure 03 minutes

Mystères à Londres (Tome 2) - Les pirates du Golden Hinde

Après le vol au British Museum, les élèves d’Alex Moury sont plus en danger que jamais ! Cambriolage, course-poursuite à travers les musées et les rues de Londres jusque sur le pont d’un navire de pirate... Les enfants parviendront-ils à semer leurs poursuivants ? Et Alex Moury réussira-t-il à démêler le mystère autour du (faux) manuscrit de Shakespeare ?

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Extrait du livre Mystères à Londres (Tome 2) - Les pirates du Golden Hinde

Mystères à Londres : Les pirates du Golden Hinde d'Alain Surget et Louis Alloing aux éditions ABC Melody


Mystères à Londres : Les pirates du Golden Hinde
Chapitre 1 Les voleurs de nuit La nuit est tombée sur Londres. Deux hommes patientent dans une voiture. Après avoir furtivement consulté sa montre, le conducteur donne le signal de sortir d’une tape sur le bras du passager. Ils s’approchent de l’épicerie tenue par la famille Kazemi, les Pakistanais chez qui logent Jasper et Moussah. La devanture est fermée par
une grille coulissante. L’un des hommes se bat avec la serrure et réussit à la forcer. Ils pénètrent dans le local après avoir crocheté la porte, et balaient la pièce à l’aide d’une petite lampe torche. Des ombres déformées se déplacent d’un endroit à un autre, un peu comme si des monstres s’animaient dans la pièce. – Look! There’s a door, chuchote l’un des intrus en braquant le faisceau de la lampe vers une seconde porte. There must be a staircase leading upstairs, ajoute-t-il, supposant qu’elle donne sur un escalier qui conduit à l’étage. Dans sa chambre, Jasper a du mal à dormir, serré dans son lit étroit. Il est étendu sur le dos, les bras réunis sur sa poitrine, et ses coudes heurtent les montants latéraux. *** Jasper souffle. Il a chaud, emmailloté dans le drap. L’air est chargé de drôles d’odeurs épicées qui piquent le nez et grattent la gorge. Le garçon est en sueur. Il voudrait s’essuyer le front mais ne peut pas bouger les bras. Comment est-ce possible ? Même ses jambes sont immobilisées, entravées dans... des bandelettes ? La frayeur monte. Deux silhouettes se matérialisent soudain dans la chambre. L’une d’elles a une tête de chacal, l’autre un visage d’ombre. Jasper ne distingue que son rictus, un sourire grimaçant sur des mâchoires décharnées. L’homme-chacal s’approche du lit. Jasper le reconnaît avec terreur : c’est Anubis, le dieu égyptien des morts ! Son cœur se met à battre plus fort. Il veut crier mais la deuxième créature plaque une main sur sa bouche. – Viens avec nous, viens avec nous, lui susurre-t-elle à l’oreille.
Les yeux agrandis par l’effroi, Jasper réalise enfin que c’est une momie. Il veut se débattre mais son corps ne lui obéit plus. Anubis soulève un couvercle représentant un pharaon qui porte une couronne sertie d’un cobra dressé. La momie retire sa main pour aider le dieu à rabattre le couvercle sur le sarcophage dans lequel est couché le garçon. – Je ne veux pas... je ne veux pas être enterré vivant... Je ne suis pas une momie, balbutie le malheureux Jasper. Son hurlement se libère enfin quand le couvercle retombe sur lui avec un bruit de porte qui claque. Dans le couloir, les deux hommes se figent. Le cri de Jasper retentit telle une alarme. Une porte s’ouvre. – What’s going on in the boys’ room? crie M. Kazemi à l’adresse de sa femme, restée dans la chambre. – Too late! peste l’homme qui tient la lampe. Let’s get out of here! Les deux complices se précipitent dans l’escalier alors que la lumière s’allume et que Mme Kazemi joint ses cris à ceux de son mari pour faire fuir ce qu’ils pensent être d’ordinaires cambrioleurs. Dans la chambre des deux enfants, Moussah est penché sur son camarade et il essaie de le calmer. – Anubis et une momie voulaient m’enfermer dans un sarcophage, halète Jasper. Ils m’avaient déjà entouré de bandelettes...
– Ça va, c’est fini, souffle Moussah. Tu as fait un cauchemar, c’est tout. C’est à cause des momies du British Museum. – J’ai pas rêvé, assure son ami. Écoute, les Kazemi les poursuivent encore dans la maison. Un instant plus tard, leurs hôtes entrent dans la chambre. Le père de famille les remercie d’avoir donné l’alerte et il appelle immédiatement la police. Un agent leur répond qu’une patrouille se présentera le lendemain matin. Peu rassuré, M. Kazemi décide de veiller dans la boutique et il renvoie les enfants dans leur chambre, leur assurant qu’il fait bonne garde et qu’ils ne risquent plus d’être dérangés au cours de la nuit. – J’ai rien compris à ce qu’il a dit, soupire Jasper une fois dans son lit, l’esprit encore tout embrouillé. – Je crois qu’il va empêcher Anubis de revenir, bâille Moussah, les paupières lourdes de fatigue.
– Mmm, rumine Jasper, un dieu, ça traverse les murs, non ? Il attend une réponse qui ne vient pas. Moussah s’est déjà rendormi. Jasper tente de lutter contre le sommeil pour éviter de retomber dans les griffes d’Anubis. À la longue, il sombre dans un néant noir, sans rêve. Chapitre 2 L’interrogatoire Il est neuf heures quand Mélanie quitte le petit immeuble où elle loge, dans Baker Street. Elle sait qu’il ne lui faut pas longtemps pour se rendre en métro à Piccadilly Circus, lieu de rendez-vous donné aux familles. Aussi prend-elle son temps pour flâner dans la rue. Elle s’arrête au 221B, la maison dans laquelle l’écrivain Sir Arthur Conan
Doyle faisait résider son héros Sherlock Holmes et le docteur Watson. Le 221 B n’existait pas à l’époque de l’auteur mais, pour attirer les visiteurs, le numéro a été affiché au-dessus d’une porte noire flanquée de deux lanternes allumées en permanence. Un petit musée propose dans sa vitrine des souvenirs et des livres consacrés au fameux détective, ainsi que tout l’attirail indispensable au parfait enquêteur, à savoir des casquettes à carreaux, des pipes recourbées et des loupes. – Les deux étages au-dessus de la boutique montrent les pièces à vivre de Sherlock Holmes, ainsi que son bureau, dit une voix derrière Mélanie. Elle se retourne, surprise que l’on s’adresse à elle en français. – C’est certainement très intéressant, répond-elle tout sourire, mais je n’ai pas... Elle s’interrompt, fronce les sourcils. L’homme ne lui est pas inconnu. Où a-t-elle déjà vu ce vieil
homme avec son collier de barbe et ses cheveux blancs ? – Je m’appelle Monge, se présente l’individu. C’est moi qui ai interverti nos mallettes dans l’Eurostar, avant-hier. – Ah oui, le frère du professeur Murdoch ! s’exclame Mélanie. – Euh... fait l’autre, surpris du mensonge de son employeur. Oui... Je viens vous voir car il manque quelque chose dans la mallette. – Ah bon ? On l’a pourtant rapportée telle qu’on l’avait trouvée. – Vous l’avez forcée pour chercher l’adresse de... de mon frère, souligne Monge. Elle contenait une lettre qui ne s’y trouvait plus quand nous l’avons ouverte à notre tour, Emmett et moi. Elle doit donc être en votre possession. – Je vous assure que... – Cette lettre est très importante pour nous. Vous l’avez lue ? demande-t-il d’un ton plus menaçant. – Non, je ne crois pas, bredouille Mélanie. – Comment ça, vous ne croyez pas ? gronde l’homme. – En fait, c’est le maître de la classe, M. Moury, qui a ouvert votre mallette et cherché l’adresse de votre frère. Moi, je ne l’ai accompagné hier matin que pour récupérer la mienne. Monge paraît un peu décontenancé. Son regard aigu s’ancre dans celui de la jeune femme, comme s’il voulait déceler la vérité dans son regard. – Hum, grommelle-t-il, à peu près certain qu’elle ne ment pas. Vous direz à votre collègue de rendre cette lettre de toute urgence au professeur Murdoch. C’est une pièce essentielle d’un long travail de recherche. Il réfléchit un instant puis ajoute : – D’ailleurs, je vais venir avec vous. Je suppose que vous allez le rejoindre. – Vous n’irez nulle part avec moi ! se défend Mélanie en élevant la voix, attirant l’attention de