>   Mystères à Londres (Tome 3) - Le trésor de Captain Kidd
Mystères à Londres (Tome 3) - Le trésor de Captain Kidd

Mystères à Londres (Tome 3) - Le trésor de Captain Kidd

9-12 ans - 47 pages, 8888 mots | 1 heure 05 minutes de lecture
© ABC Melody, 2018, pour la 1ère édition - tous droits réservés

Mystères à Londres (Tome 3) - Le trésor de Captain Kidd

9-12 ans - 1 heure 05 minutes

Mystères à Londres (Tome 3) - Le trésor de Captain Kidd

Bien que la réputation de Shakespeare soit sauve, les élèves d’Alex Moury ne connaissent aucun répit ! Les voleurs sont toujours à leurs trousses, prêts à tout pour s’emparer de la carte de Captain Kidd. Déterminés et courageux, Hugo et ses amis n’hésiteront pas à s’aventurer jusque dans les bas fonds d’un vieux pub londonien pour enfin découvrir le trésor du pirate !

"Mystères à Londres (Tome 3) - Le trésor de Captain Kidd" vous est proposé à la lecture version illustrée, ou à écouter en version audio racontée par des conteurs et conteuses. En bonus, grâce à notre module de lecture, nous vous proposons pour cette histoire comme pour l’ensemble des contes et histoires une aide à la lecture ainsi que des outils pour une version adaptée aux enfants dyslexiques.
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Extrait du livre Mystères à Londres (Tome 3) - Le trésor de Captain Kidd

Mystères à Londres : Le trésor de Captain Kidd d'Alain Surget et Louis Alloing aux éditions ABC Melody


Mystères à Londres : Le trésor de Captain Kidd
Chapitre 1 Les espions de Hyde Park Un vent gris pousse ses nuages sur Londres. Planté près du Speakers’ Corner, au nord-est de Hyde Park, Alex Moury attend sa classe. Mélanie et Farid, ses accompagnateurs, sont les premiers à se présenter. – Monge est venu me voir hier soir, leur apprend-il. Ce qui signifie qu’il nous a suivis
durant toute la journée afin de savoir où je logeais. – Nous n’avons pourtant rien remarqué, s’étonne Farid. Une tête comme la sienne, ça ne passe pas inaperçu. – Il a pu nous faire filer par un complice, suppose Mélanie. Qui sait, peut-être nous observe-t-on en ce moment ? Tous trois jettent des coups d’œil autour d’eux. Mais la foule qui remonte le Ring, la grande allée qui mène au Speakers’ Corner, ne leur permet pas d’entrevoir un individu embusqué derrière son journal ou faisant mine d’admirer longuement les arbres du parc. – Vous avez retrouvé sa lettre ? demande Farid. – Oui, mais je ne la lui ai pas rendue, répond Alex. – Ah bon ? fait la jeune femme en ouvrant des yeux ronds. Et pourquoi donc ? – Cette lettre dénonce une escroquerie datant de l’époque d’Élizabeth Ire, à la fin du XVIe siècle, déclare monsieur Moury. Elle a été rédigée par Shakespeare lui-même. Adressée à la reine, elle explique qu’un certain William Shadow est l’auteur du Lion Heart, et que ce sombre personnage l’a signée du nom de William Shakespeare pour attirer l’attention. – Escroquerie que, plus de quatre siècles plus tard, le professeur Murdoch a l’intention de reprendre à son compte, comprend Mélanie. – Oui. Si les experts admettent que la pièce est l’œuvre de Shakespeare, Murdoch pourra la vendre à prix d’or à un collectionneur ou à un musée, ajoute Farid. Voilà pourquoi il tient tant à récupérer cette lettre. – Pour la détruire, termine Alex. Mais j’ai déjoué son plan en racontant à son complice Monge qu’une copie de la lettre avait été envoyée à tous les grands journaux. Aussi, j’ose espérer que le
professeur conservera The Lion Heart dans sa mallette. Les premiers élèves arrivent, déposés par leurs familles d’accueil. Ils se regroupent à quelques pas du maître et attendent leurs camarades en discutant. – C’était un coup de bluff de votre part, n’est-ce pas ? sourit Farid. – Quand j’ai parlé à Monge, oui, reconnaît Alex Moury. Mais après son départ, j’ai vraiment scanné la lettre pour la faire parvenir aux journaux avec un petit mot d’explication. – Vous avez cité Emmett Murdoch ? s’inquiète Mélanie. Si des journalistes ou la police lui posent des questions, il risque de se retourner contre nous. – Je n’ai pas révélé son nom, la rassure Alex. Cependant, si le professeur décide malgré tout de rendre la pièce publique en mentant sur l’identité de son auteur, il se dénoncera lui-même. – On est tous là, m’sieur ! rapporte Jasper. – Parfait ! Tu n’as pas eu de problèmes avec Anubis ou des momies égyptiennes, cette nuit ? lui renvoie le maître. – Il a ronflé comme un ours, répond à sa place Moussah qui partage la chambre avec Jasper. Du coup, c’est moi qui ai rêvé de monstres. Alex Moury lui offre sa compassion d’une tape sur l’épaule. Puis il donne le signal du départ et remonte le Ring, sa classe derrière lui. – Voici le Speakers’ Corner, indique-t-il lorsqu’ils parviennent au croisement du Ring avec Park Lane. C’est là que, chaque dimanche, les Londoniens peuvent tenir en public des discours sur n’importe quel sujet. Mais pas question de dire du mal de la reine ! L’espace est vide, aucun orateur ne prenant la parole en semaine. C’est alors que Jasper jaillit du rang et va se camper sur un escabeau oublié par un orateur devant la petite grille.
– Votez pour moi, Jasper Ier ! clame-t-il. Je suis le meilleur ! Je suis le... Il est aussitôt rejoint par Hugo qui s’écrie à son tour : – Non, le meilleur c’est moi, Hugo le Grand ! Choisissez-moi ! Je vous donnerai tout ce que vous voulez ! Vous n’aurez plus d’ennuis, plus de... Un couple s’arrête pour les écouter. – Remember, it’s that boy whose pockets you must search, glisse l’homme à une femme blonde aux cheveux très courts, en désignant Hugo d’un coup de menton. And get it right, we’ve wasted enough time as it is! ajoute-t-il, estimant que sa bande a déjà perdu trop de temps pour récupérer le parchemin volé. La femme hoche la tête et dévisage Hugo pour bien s’imprégner de ses traits. Hugo la voit sourire et croit qu’elle l’écoute avec intérêt. – Hugo ! Jasper ! Cessez vos pitreries ! les rappelle Alex Moury. – Pour une fois qu’on avait un public d’Anglais, grommelle Jasper en retournant vers la classe avec Hugo. Les enfants traversent l’avenue, empruntent une petite rue puis remontent Baker Street en direction de Regent’s Park. Ils se mettent à compter les numéros de la rue à haute voix, tout excités à l’idée de passer devant
l’appartement de Sherlock Holmes et du docteur Watson. – Le 221 B n’existe pas, souligne Mélanie. – Pas plus que Sherlock Holmes, d’ailleurs, renchérit Amytis. – Ah ouais ? claque Jasper en montrant une porte noire encadrée par deux lanternes allumées. Alors pourquoi il y a le 221 B inscrit sur la plaque ? – C’est un petit musée dédié à Sherlock Holmes, poursuit Mélanie. Il a été conçu spécialement pour les touristes. – On va le visiter, m’sieur ? – Oh, vous n’y verrez que trois pièces avec un bureau et des fauteuils d’époque, quelques livres et une exposition de pipes, de loupes et de casquettes à carreaux, réplique le maître. Je vous propose plutôt d’aller rencontrer Sherlock Holmes en personne. – Hein ? Quoi ? crépite la classe, marquée par la surprise. – Encore un voyage dans le temps, m’sieur ? lance Mélissa avec un sourire en coin. Le maître lui renvoie un clin d’œil entendu. Au bout de la rue, ils s’engagent dans Marylebone Road puis s’arrêtent devant Madame Tussauds, un musée de cire semblable au musée Grévin à Paris. Une longue file patiente à l’entrée. Les élèves commencent à se lamenter, sûrs de devoir attendre au moins une heure avant d’atteindre les guichets.
– Nous allons passer devant tout le monde car votre maître a acheté les billets en ligne, les rassure Farid. – Pour monsieur Moury : hip, hip, hip... lance Jasper. – Hourra ! jette la classe, s’attirant des regards noirs de la foule qui piétine sur le trottoir. Le couple de voleurs, quant à lui, se range à l’extrémité de la file et enrage de devoir attendre. – They will stay inside for a good couple of hours. We’ll find them easily enough, dit la femme à son comparse, certaine de pouvoir retrouver aisément les jeunes Français dans le musée. Chapitre 2 Le train fantôme – Madame Tussaud était une Alsacienne qui a vécu au XVIIIe siècle, explique Alex Moury alors qu’ils se promènent entre les statues de Michael Jackson et du prince William. Elle a appris à modeler des visages de cire auprès de son oncle. Elle a réalisé les masques mortuaires de plusieurs célébrités de la Révolution française avant
de s’établir à Londres en 1802. C’est en 1835 qu’elle a ouvert son célèbre musée. Les élèves n’écoutent que d’une oreille, captivés par les personnages qu’ils découvrent au fil de la visite, des acteurs célèbres comme Daniel Radcliffe ou Emma Watson, des personnalités historiques comme Gandhi ou Martin Luther King... – Ces statues paraissent si vraies qu’on croit qu’elles vont se mettre à parler, s’émerveille Cerise devant une représentation des Beatles. Mélissa, d’habitude si loquace, est également sous le charme et ne fait que proférer des « Waouh !... Waouh !... Waouh ! » Un peu plus loin, Thomas se place à côté de James Bond et fait un selfie. D’autres l’imitent : certains photographient le coureur Usain Bolt figé dans son mouvement, d’autres préfèrent le groupe des One Direction en train de se déhancher sur une scène, le micro à la main, d’autres encore s’extasient devant les héros de Star Wars qui brandissent des sabres laser, prêts à s’affronter...