>   Mystères à Londres (Tome 1) - Le voleur du British Museum
Mystères à Londres (Tome 1) - Le voleur du British Museum

Mystères à Londres (Tome 1) - Le voleur du British Museum

9-12 ans - 47 pages, 8503 mots | 1 heure 03 minutes de lecture
© ABC Melody, 2017, pour la 1ère édition - tous droits réservés

Mystères à Londres (Tome 1) - Le voleur du British Museum

9-12 ans - 1 heure 03 minutes

Mystères à Londres (Tome 1) - Le voleur du British Museum

Après leurs aventures écossaises, Alex Moury et sa classe de CM2 repartent sur les routes anglaises. Ils vont découvrir Londres, ses parcs , ses musées fascinants et sa diversité culturelle... mais aussi se retrouver au cœur d’une nouvelle intrigue. Tout commence par une mallette tombée par mégarde entre les mains d’Alex Moury, avec à l'intérieur un manuscrit original signé d’un certain William Shakespeare...

Ajoutez à cela quelques momies du British Museum et une bande de malfrats, et voilà un début en fanfare pour cette nouvelle trilogie so british !

"Mystères à Londres (Tome 1) - Le voleur du British Museum" vous est proposé à la lecture version illustrée, ou à écouter en version audio racontée par des conteurs et conteuses. En bonus, grâce à notre module de lecture, nous vous proposons pour cette histoire comme pour l’ensemble des contes et histoires une aide à la lecture ainsi que des outils pour une version adaptée aux enfants dyslexiques.
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Extrait du livre Mystères à Londres (Tome 1) - Le voleur du British Museum

Mystères à Londres : Le voleur du British Museum d'Alain Surget et Louis Alloing aux éditions ABC Melody


Mystères à Londres
Chapitre 1 Cap sur Londres Parti de la gare du Nord, à Paris, l’Eurostar fonce dans le tunnel sous la Manche. Les CM2 d’Alex Moury occupent le bon tiers d’une voiture. – Il y a exactement un an, on faisait le même trajet, fait remarquer Hugo.
– Oui, mais c’était pour nous rendre en Écosse, précise son ami Romain. Cette fois, nous allons passer une semaine à Londres. – Et puis on était en car, ajoute Jasper, son tam o’shanter (le béret écossais) vissé sur la tête. On va se déplacer comment, une fois sur place ? – En métro, en bus ou à pied, lui renvoie Mélanie, l’accompagnatrice qui, avec Farid, avait déjà encadré la classe l’année passée. – Vos familles d’accueil vous emmèneront sans doute visiter quelques curiosités en voiture, ajoute Alex Moury. – Être logés chez des Anglais, ça nous effraie un peu, avoue Mélissa la rouquine. – Vous serez deux par famille, lui rappelle le maître. Vous vous soutiendrez mutuellement. – Moi, c’est parler anglais qui me fait un peu peur, dit Cerise. Je crains d’être ridicule avec mon mauvais accent. – Pour l'instant, c’est de me retrouver sous la mer qui m’angoisse, se confie Moussah, un petit Sénégalais à la bouille toute ronde, nouveau venu dans la classe. – Bah, si le tunnel s’écroule, essaie de retenir ta respiration le plus longtemps possible, tu devrais pouvoir survivre, se moque Jasper, assis à côté de lui. Alex Moury tente de calmer les esprits : – J’espère que vous avez retenu les leçons de conversation que je vous ai enseignées. Elles vous aideront au début, mais il faudra vous débrouiller seuls par la suite. – Alison n’aura aucun mal, elle, puisque sa mère est anglaise, relève un garçon. – On ira visiter le musée Sherlock Holmes ? demande Thomas. – Nous avons notre Sherlock Holmes avec nous, répond Hugo en désignant Amytis.
Des regards admiratifs se posent sur Amytis. La fillette baisse les yeux, mais un sourire l’éclaire par en dessous. – J’aimerais bien qu’il y ait une belle enquête à mener, à Londres, lance Jasper. Je voudrais qu’on se retrouve de nouveau à l’honneur. – Décorés par la reine ! complète une élève. – Et je vous prendrai en photo pour la postérité ! clame Thomas. Je veux être photographe, plus tard. – On l’avait deviné, lui retourne Mélissa. Tu flashes tout ce qui bouge. – Et même ce qui ne bouge pas, appuie Cerise. Peu après, le train remonte à l’air libre. – Nous sommes en Angleterre, annonce le maître. N’oubliez pas de retarder vos montres d’une heure ! L’Eurostar traverse à grande vitesse la campagne anglaise. Des collines verdoyantes, des champs et des forêts de chênes bordés par des
rubans de marais s’étendent à l’infini. Çà et là apparaissent des villages aux maisons blanches, avec leur église en forme de tour médiévale et les cheminées de brique rouge des oast houses , des fabriques à houblon. De magnifiques châteaux-forts se dressent dans le paysage et témoignent de l’histoire de la région. Bientôt le train s’arrête à Ashford... Les élèves observent un homme pénétrer dans le wagon. Il a l’air d’un vieux savant avec son collier de barbe et ses cheveux blancs. Il s’installe derrière Mélanie et dépose sa mallette sur le porte-bagages, à côté de celle de l’accompagnatrice. Puis le train repart et poursuit sa course jusqu’à Londres, sous les exclamations des enfants impatients. À l’approche de la gare Saint-Pancras, les passagers se lèvent et commencent à s’agglutiner dans le couloir central après avoir récupéré leurs affaires sur la galerie porte-bagages. Les gros sacs et les valises, empilés à chaque extrémité de la voiture, attendent d’être empoignés au passage. Les élèves sont très excités et ils grimpent sur les sièges pour tirer à eux leurs blousons. Dans le mouvement, Hugo accroche son vêtement à quelque aspérité et déchire la doublure. – Tsss, fait-il, embêté. J’ai l’air de quoi maintenant ? La doublure dépasse du blouson. Les Anglais vont me prendre pour un clochard. – Ne t’inquiète pas pour ça, le tranquillise Romain. La dame chez qui on va pourra peut-être te la recoudre. Les bagages sont bousculés sur la galerie, les enfants les repoussant d’un côté, puis de l’autre, pour attraper leurs sacoches. Le vieux monsieur attrape la mallette et joue des coudes pour se frayer un passage vers la sortie. – Il est drôlement pressé, celui-là, constate Farid.
Un instant plus tard, la classe d’Alex Moury se retrouve sur le quai du hall Barlow, largement éclairé par une voûte en verre. Une grande galerie occupée par une zone commerciale, The Arcade, s’étire au-delà des quais et donne l’impression d’une ville de verre à deux étages. Dans l’attente de son train, un voyageur s’est installé devant un piano libre, et un air entraînant couvre le bruit des appels et des conversations. – Personne n’est venu nous attendre, s’inquiète Cerise, sa valise à roulettes suspendue à bout de bras. – Les familles sont à l’étage supérieur, la rassure le maître. Devant une statue appelée The Meeting Place. Ce qui veut dire, Jasper ? Pris par surprise, le garçon hésite. – Euh... La place des meetings ? hasarde-t-il. – Oui, mais encore ? insiste l’enseignant. Comme Jasper fait la moue, Alison lui souffle : – Le lieu de rendez-vous. – Ah, l’espace rencontre ! aboie le garçon, tout fier. Chacun traînant qui son sac, qui sa valise, les enfants se rendent à l’étage supérieur. Un cri les fait soudain tous tressaillir. – Ce n’est pas ma mallette ! panique Mélanie. Je dois retourner dans le train ! – J’ai fait le tour du compartiment une fois tout le monde sur le quai. Il ne restait rien sur
les porte-bagages ni sur les sièges, affirme Alex Moury. – C’est le vieux monsieur qui s’est trompé, intervient Farid. Je l’ai vu partir avec une mallette. Je pensais que c’était la sienne. – Mon nom et mon adresse sont dessus, reprend Mélanie, mais s’il la renvoie en France... – Qu’y avait-il à l’intérieur ? demande Alex. – Une trousse à pharmacie et mon nécessaire à maquillage. – Vos hôtes vous prêteront de quoi tenir jusqu’à demain, propose-t-il pour la rassurer. Y a-t-il un nom et une adresse sur cette mallette ? – Pas à l’extérieur en tout cas, vérifie Mélanie. Et elle est fermée à clé. Elle pousse un profond soupir de dépit et suit la classe. Au bout de la galerie, une statue de 9 mètres de haut, représentant un homme et une femme enlacés, marque The Meeting Place. – Pourquoi un couple enlacé ? s’étonne Hugo. – Parce qu’il symbolise les retrouvailles, suppose Cerise. – Ou la romance de voyage, ajoute Mélanie. – Ils sont là ! s’écrie tout à coup Moussah en apercevant les familles devant la statue. Du coup, les élèves sont en proie à une vive appréhension. Ils savent avec quel camarade ils vont partager leur séjour chez l’habitant, mais cela reste néanmoins une grande aventure. Ils ralentissent le pas et observent la tête des Anglais. Quelle famille va les recevoir ? Est-ce ce vieux couple ? Ces deux Pakistanais ou cet homme taillé comme un bûcheron venu avec son fils, un gaillard au visage dévoré par des taches de rousseur ? Alex Moury salue le groupe, se présente, ainsi que ses accompagnateurs. Il échange quelques mots avec les familles, puis il sort une liste de sa poche et commence à répartir les enfants. – Amytis et Alison chez Mr et Mrs Wilson.
Le vieux couple lève la main. Les deux fillettes vont se placer près de lui. – Mélissa et Cerise chez Mrs Hunter. Romain et Hugo chez Mr et Mrs Jones. Jasper et Moussah chez les Kazemi. Les Pakistanais accueillent les deux garçons avec un franc sourire et en ouvrant les mains. – Thomas et Salvatore chez Mr et Mrs Gisborne... Ah, c’est le papa et son fils qui sont venus vous chercher, constate le maître. Une fois son petit monde placé, M. Moury rappelle à tous que rendez-vous est donné le lendemain, à 14 heures, devant le British Museum. Emmenant leurs invités avec eux, les familles redescendent vers la galerie marchande afin de quitter la gare et de regagner leur voiture, un bus ou le métro pour retourner chez elles. Alex Moury empoigne la mallette de Mélanie.